Google a reçu l'ordre d'arrêter la construction sur deux sites de centres de données après avoir déboisé sans réaliser les études d'impact environnemental exigées par la loi, selon The Guardian. Cette décision vise deux chantiers distincts et constitue une intervention directe rare contre l'expansion des centres de données de l'entreprise.
L'affaire survient alors que les entreprises technologiques se disputent la construction des infrastructures nécessaires à l'intelligence artificielle, et que l'opposition locale aux centres de données s'intensifie dans plusieurs pays. Le déboisement destiné à la capacité de serveurs oppose directement les engagements climatiques de Google à ses projets d'expansion dans l'IA.
Centres de données Google et études d'impact environnemental manquantes
Selon The Guardian, l'ordre a été émis après que Google n'a pas réalisé d'études d'impact environnemental avant de déboiser sur les deux sites. Ces études constituent normalement une condition légale préalable aux grands travaux de construction, destinées à mesurer les dommages aux écosystèmes locaux avant le début des travaux.
Le rapport ne précise ni l'emplacement des deux sites, ni la superficie déboisée, ni l'autorité exacte qui a émis l'ordre. Le compte rendu de The Guardian se concentre sur le manquement réglementaire plutôt que sur une éventuelle amende ou un calendrier de reprise.
Google n'a pas détaillé publiquement sa réponse à cet ordre, et aucune date d'achèvement pour l'un ou l'autre des centres de données n'a été confirmée.
Pourquoi la construction des centres de données est sous surveillance
Les centres de données consomment d'importantes quantités d'électricité et d'eau, et leur construction nécessite souvent de défricher des terrains, ce qui les place au cœur des conflits environnementaux. L'ordre visant Google s'inscrit dans un mouvement plus large de contestation des nouveaux campus de serveurs en Europe et en Amérique du Nord.



