L'action Intel a clôturé en baisse de 28,58 % vendredi, sa pire séance depuis les années 1970, après que le fabricant de puces a publié des prévisions pour le trimestre en cours très en dessous des attentes des analystes. Cette chute a effacé environ 12 milliards de dollars de la valeur de la participation de 10 % détenue par le gouvernement américain dans l'entreprise, selon CNBC, un revers majeur pour le PDG Lip-Bu Tan, recruté en mars 2025 pour mener le redressement.
Ces prévisions faibles reflètent deux pressions : une explosion dans une usine d'Intel en Israël, qui a tué deux ouvriers et grièvement blessé un troisième, et un marché du PC étouffé par la flambée du coût de la mémoire et des composants. Le mouvement s'est propagé au-delà d'Intel : Qualcomm a perdu 11 %, Broadcom plus de 5 %, Nvidia 4 % et le Nasdaq Composite 2,9 %, clôturant une semaine difficile pour les résultats des valeurs technologiques.
Prévisions d'Intel et arrêt de l'usine en Israël
Intel a indiqué aux investisseurs tabler sur un bénéfice par action ajusté de 25 cents ce trimestre, pour un chiffre d'affaires compris entre 15 et 16 milliards de dollars, loin des 17,1 milliards et 43 cents attendus par les analystes interrogés par LSEG. Le directeur financier David Zinsner a précisé que ces prévisions intègrent aussi les effets de l'explosion de l'usine israélienne, un « accident malheureux et tragique » qui a entraîné un arrêt prolongé et coûtera environ 600 millions de dollars de chiffre d'affaires perdu sur deux trimestres.
Le problème de fond d'Intel tient à la demande, pas seulement à l'offre. Les fabricants de PC subissent la hausse des prix de la mémoire et d'autres composants, et les livraisons mondiales de PC ont reculé de 4 % au deuxième trimestre sur un an, selon Counterpoint Research. M. Zinsner a indiqué qu'Intel s'attend à ce que ce ralentissement se poursuive au moins jusqu'au premier semestre de l'année prochaine.



