Oura a de nouveau attaqué son rival Ultrahuman en justice, demandant à un tribunal fédéral du Texas de bloquer la vente du Ultrahuman Ring Pro aux États-Unis. Selon la plainte déposée jeudi, la bague connectée redessinée enfreindrait deux brevets d'Oura couvrant son design et ses composants internes, notamment la batterie et les capteurs. Oura réclame des dommages-intérêts et une injonction permanente qui interdirait à Ultrahuman de vendre l'appareil sur le territoire américain.
L'affaire intervient quelques mois seulement après que le Ring Pro a permis à la start-up basée à Bengaluru de revenir sur le marché américain. Sa précédente bague, la Ring Air, avait fait l'objet d'une interdiction d'importation après la victoire d'Oura devant la Commission du commerce international des États-Unis en août de l'année dernière. Ultrahuman a lancé le Ring Pro redessiné en février et a obtenu en mars une décision favorable de la douane américaine, ce qui lui a ouvert la voie d'un retour dans le pays.
Les brevets au cœur du litige entre Oura et Ultrahuman
Oura soutient que la décision de la douane ne portait que sur le brevet lié au litige précédent, et non sur les deux brevets invoqués dans la nouvelle plainte : D804,471 et 12,769,363. Le second est particulièrement récent, puisqu'il a été délivré à Oura le 20 octobre, soit deux jours seulement avant le dépôt de la plainte. Il couvre un design de bague connectée intégrant des composants internes comme une batterie courbée, une carte de circuits imprimés, des aimants et des capteurs.
- Brevets invoqués par Oura : D804,471 et 12,769,363
- Le brevet 12,769,363 a été délivré à Oura le 20 octobre, deux jours avant la plainte



