Des philosophes chinois offrent une perspective radicalement différente sur l'intelligence artificielle, remettant en cause l'idée que l'IA devrait être alignée sur les valeurs humaines. Dans un nouvel essai publié par Arnaud Bertrand sur Substack, des penseurs comme Zhao Tingyang et Liu Yongmou affirment que l'alignement de l'IA sur les valeurs humaines pourrait être une « erreur suicidaire » et mettent en garde contre la « machinisation de l'homme ». Ce texte, relayé par Techmeme, suggère que les débats occidentaux sur l'IA sont culturellement étroits, supposant que l'intelligence est au cœur de l'identité humaine, une vision que ne partage pas la pensée chinoise.
L'essai soulève des questions urgentes sur le rôle de l'IA dans la société, alors que le secteur accélère ses dépenses d'infrastructure. Avec des géants technologiques prévoyant d'ajouter plus de 50 gigawatts de capacité de calcul pour l'IA, cette fracture philosophique pourrait façonner le développement et la régulation de l'IA à l'échelle mondiale, y compris en Tunisie où l'adoption de l'IA progresse.
Des philosophes chinois contestent l'alignement de l'IA
Zhao Tingyang, philosophe éminent à l'Académie chinoise des sciences sociales, soutient que la volonté de la Silicon Valley de faire partager aux IA les valeurs humaines pourrait être dangereuse. Il la qualifie de potentiellement « suicidaire », suggérant qu'imposer des valeurs humaines à un système superintelligent pourrait se retourner contre nous. Cette vision contraste fortement avec les efforts occidentaux pour garantir que l'IA reste alignée sur l'éthique humaine.
Liu Yongmou, philosophe des technologies, exprime une inquiétude différente : la « machinisation de l'homme ». Il craint qu'à mesure que l'IA s'intègre à la vie quotidienne, les humains n'adoptent des comportements machinaux et ne perdent des qualités essentielles. Ces perspectives révèlent une divergence philosophique profonde qui pourrait influencer la gouvernance mondiale de l'IA.



