Un chef de police aux États-Unis affirme avoir pris la mesure inhabituelle de débrancher physiquement les caméras Flock Safety de son service après que l'entreprise a, selon lui, ignoré sa résiliation de contrat et continué de lui facturer le service, rapporte le site Tom's Hardware. Le litige ne porte pas sur une panne technique mais sur un contrat : le chef assure avoir mis fin à l'accord, alors que les caméras ont continué de fonctionner et les factures d'arriver.
L'affaire dépasse le cadre d'un seul service de police. Flock Safety fabrique des caméras de lecture de plaques d'immatriculation de plus en plus souvent installées sur des poteaux dans les villes américaines, présentées comme un moyen automatisé de repérer les voitures volées et les véhicules recherchés. Qu'un chef doive grimper lui-même à un poteau pour arrêter un service qu'il dit avoir déjà résilié soulève de sérieuses questions sur la manière dont ces contrats de surveillance sont rédigés, renouvelés et rompus.
Que révèle le litige autour de Flock Safety ?
D'après Tom's Hardware, la colère du chef portait sur la gestion de sa demande de fin de service, et non sur la précision des caméras. Le service avait décidé de cesser d'utiliser Flock et, l'entreprise n'ayant pas donné suite à la résiliation, le chef a lui-même retiré le matériel de la circulation.
Les systèmes de Flock Safety sont conçus pour capturer des images des véhicules qui passent et comparer les plaques aux bases de données, en envoyant une alerte en cas de correspondance. Comme ces caméras enregistrent des données sur des véhicules qui ne sont suspects de rien, elles sont devenues une cible récurrente des défenseurs de la vie privée, des organisations de libertés civiles et des riverains opposés à la collecte généralisée des plaques dans leur quartier.
- Flock Safety fabrique des caméras de reconnaissance des plaques utilisées par des polices et des quartiers



